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jeudi 2 novembre 2017

MOSHE FELDENKRAIS, PIONNIER DU JUDO EN FRANCE


Le 31 octobre dernier, l’émission de l'AMEJDAM, , Au Nom des enfants, était consacrée au judo et en particulier à celui qui a introduit le judo en France, Moshe Feldenkrais. 

Jigoro Kano (1830 -1938)



Image empruntée ici

Jigoro Kano est le fondateur du ju-do, dérivé du Ju-Jitsu ou Voie de la souplesse. En 1882, il a posé les principes fondateurs de cette nouvelle discipline qui permet de vaincre la force grâce à la souplesse.

Par « souplesse», il faut comprendre « non-résistance » ou « adaptation ». Le principe est de ne pas résister à la force de l’adversaire, mais, bien au contraire, de profiter de sa force pour le déséquilibrer et le faire chuter.

Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, le temple du judo à Tokyo.


mercredi 18 octobre 2017

L'AMEJDAM EST AU C.U.M. LE 26 OCTOBRE 2017

ATTENTION ! 
MODIFICATION DE DERNIÈRE MINUTE. LA POSE DE PLAQUE AURA LIEU À 11:30. L'ALLOCUTION "NICE, THÉÂTRE ET SAUVETAGE" PRÉVUE EN FIN DE MATINÉE EST DONC REPORTÉE À 14:00. 



mercredi 11 octobre 2017

NOTRE POSE DE PLAQUE À GOLFE-JUAN - LE 6 OCTOBRE 2017



C'est le travail essentiel de l'AMEJDAM que de poser des plaques dans les Alpes-Maritimes à la mémoire des enfants juifs qui y ont vécu avant leur déportation.

Habituellement nous plaçons ces plaques sur la façade d'une école, celle que ces enfants avaient fréquenté avant d'être arrêtés. 

Dans le cas de Golfe-Juan, cela n'a pas été possible, car l'école dont nous avions trouvé la trace n'en était pas vraiment une. En effet, ce "Centre École de Céramique" était hébergé par ce qui s'appelait, à l'époque du gouvernement de Vichy, un "Camp Moissons Nouvelles" (au singulier ou au pluriel selon les cas...). Ce centre pour jeunes travailleurs était  logé dans une grande villa entourée d'un jardin. Située Route d'Antibes, elle était nommée "Villa les Palmiers". 

Cette maison a été démolie depuis. Le lieu de mémoire n'existe plus, et personne n'avait plus la moindre idée  concernant l'existence de ce camp de jeunesse. Nous avons cherché, et encore cherché, sans succès. 

C'est la raison pour laquelle il a été décidé de poser cette plaque mémorielle près d'un jardin d'enfants, et du monument aux morts – à un endroit libre qui semblait l'attendre – et ce, grâce au soutien inconditionnel de Mme Michelle Salucki, Maire de Vallauris Golfe-Juan. 





Tous les détails de ces recherches et de leur aboutissement figureront dans les discours qui suivent, que nous publions dans leur intégralité. 

Mais auparavant, quelques mots sur ce qui a précédé la cérémonie.

vendredi 22 septembre 2017

LES ARCHIVES DU PROCÈS BARBIE


Un homme "banal"




Klaus Barbie dans sa cellule à Montluc, 1983 
Crédits : Archives départementales du Rhône
Image empruntée ici

L'homme est âgé, le front dégarni, les traits tirés, les épaules tombantes. Toutefois, de son regard jaillit une intensité malfaisante et maléfique. Il regarde droit devant lui en direction de l’objectif. Il semble fragile, banal. L’homme n’a pourtant rien de banal. La photo a été prise le 9 janvier 1983. L’homme mesure 1m 70, il s’appelle Klaus Barbie



Cet homme nous regarde et il est impossible de lire dans ses pensées. Il incarne le mystère de la "banalité du mal".

Trente ans après la fin du procès Barbie, les archives judiciaires du dossier de celui que l’on appelait le « boucher de Lyon » sont désormais accessibles au grand public. Les ministres de la Justice et de la Culture l’ont annoncé officiellement le 3 juillet 2017.

Premier procès pour crime contre l'humanité en France


Klaus Barbie lors de son procès pour crimes contre l'humanité le 11 mai 1987 
© Getty / Francis Apesteguy
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Klaus Barbie a été jugé par la cour d'assises du Rhône, à Lyon, du 11 mai au 4 juillet 1987. C'est à Lyon qu'il a sévi, qu'il a torturé, qu'il a signé des arrêts de mort avec un zèle sadique.

mercredi 7 juin 2017

LES LETTRES DE LOUISE PIKOVSKY



Des bouteilles à la mer…




Bidon de lait utilisé par le groupe Oyneg Shabbos
Image empruntée ici

Il y a quelque chose de profondément émouvant à trouver par hasard des lettres dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Ce sont des messages venus d’un lointain passé qui, tout à coup, deviennent d’une actualité fébrile. Ces lettres sont des voix qui reprennent vie, des bouteilles à la mer. En 1946, dix boites métalliques contenant des milliers de documents ont été découvertes dans les ruines de Varsovie. Deux bidons de lait ont été déterrés dans la cave d’une maison en 1950. La vie quotidienne du ghetto de Varsovie était cachée là dans toute sa misère. L'historien Emmanuel Ringelblum et les membres de son groupe, Oyneg Shabbos, ont collecté toute sorte de documents qui nous permettent aujourd'hui de saisir la "réalité" de la vie dans le ghetto de Varsovie. 

Remonter le fil du temps



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C’est grâce à Khalida Hatchy, professeure-documentaliste au lycée Jean de La Fontaine, que les lettres de Louise Pikovsky sont remontées du passé et de l’oubli.

dimanche 28 mai 2017

SAINT-ALBAN-SUR-LIMAGNOLE, UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE À LA POINTE DE TOUS LES COMBATS



Saint-Alban-sur-Limagnole, Image empruntée ici

C’est un petit village en Haute-Lozère situé non loin de Mende. Il connut un destin tout à fait exceptionnel durant la Seconde Guerre mondiale en raison de son hôpital psychiatrique. Cet hôpital fut un laboratoire où de nouvelles méthodes furent expérimentées, ce fut aussi un refuge pour les Résistants et les Juifs et enfin, un lieu de foisonnement artistique.



L'hôpital psychiatrique de Saint-Alban, image empruntée ici

De nouvelles méthodes

En 1936, le psychiatre lyonnais, Paul Balvet, prend la direction de l’établissement et introduit des réformes pour traiter les malades de manière plus digne. Paul Balvet est en faveur d’une thérapeutique plus engagée à l’hôpital psychiatrique. Il veut donner plus d’autonomie aux malades et considère que l’hôpital psychiatrique doit être un espace d’échanges et d’ouverture. Il jette les fondements de l’ergothérapie qui consiste à donner aux malades un travail rémunéré. 
En 1942, il crée le Club, qui ensuite deviendra la « société du Gévaudan », dont l’objectif est d’organiser la vie des patients à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Les relations entre les patients et les soignants sont totalement transformées grâce à ces nouvelles méthodes. Cette approche novatrice deviendra la « Psychothérapie institutionnelle ». Cette révolution sera poursuivie et même amplifiée par François Tosquelles et Lucien Bonnafé, psychiatres et communistes convaincus.

samedi 20 mai 2017

BARBARA CHANTE À GÖTTINGEN

"Le chant jailli, dans un déchirement 
de la pensée inspiratrice"
Stéphane Mallarmé



Barbara en 1968 lors de l'enregistrement de l'émission télévisée, Discorama
Image empruntée ici

Barbara, une voix de cristal, des textes écorchés

Toutes les chansons de Barbara comptent et elles font vibrer nos émotions, nos souvenirs, nos joies et nos angoisses. Elle n’est plus, mais elle là, au creux de nos songes.

Ses chansons donnent vie et corps au mal de vivre, c’est presque rien et c’est beaucoup, c’est inestimable. Sa voix est unique et son style n’appartient qu’à elle.  Barbara est à la fois forte et fragile – c’est sa fragilité qui la rend forte. Elle nous effleure au plus profond. Comment vivre sans écouter Barbara ? Elle était mystérieuse et rayonnante. Elle s’est façonnée, transformée en longue dame brune. Elle aimait séduire. Dans les années 1960, on ne savait rien ou presque de sa judéité, elle ne l’affichait pas, elle était Barbara et on l’aimait.



Barbara en 1968 lors de l'enregistrement de l'émission télévisée, Discorama
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