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mercredi 16 janvier 2019

ADIEU GEORGES LOINGER, MEMBRE D'HONNEUR DE L'AMEJDAM







Georges Loinger, juillet 2010, DR.
© Michèle Merowka

Il a été le premier à accepter d’être membre d’honneur de l’AMEJDAM, il vient de partir, sur la pointe des pieds; sa vie a été évoquée dans le monde entier, en France bien sûr, mais aussi aux États-Unis, en Russie, et jusqu’au Japon m’a-t-on relaté…

mercredi 5 décembre 2018

DE LA NÉCESSITÉ DE TRADUIRE EN JUSTICE LES DERNIERS CRIMINELS NAZIS


De sinistres vieillards 


Image empruntée ici
Ils sont âgés, fragiles, voûtés, amoindris, rapetissés par les ans. Ils arrivent au tribunal en chaise roulante. Ils ont plus de 90 ans. Ils avaient donc à peu près 20 ans au moment où ils ont sévi. On a du mal à les imaginer jeunes, vigoureux, cyniques, aboyeurs, brutaux, sanguinaires et pourtant, ils étaient bien présents et actifs au sein de la machine d’extermination nazie.


Image empruntée ici
D’aucuns diront qu’ils n’étaient que des sous-fifres, des subalternes, mais sans eux, l’industrie de la mort se serait enrayée. On se demande comment ils ont pu vivre une vie « normale » pendant 70 ans et plus. En fait, on sait comment cela se passe. Il suffit de se réfugier dans le déni, il suffit de se dire que l’on obéissait aux ordres et ainsi on efface toute responsabilité. On n’est qu’un pion, on redevient banal, sans uniforme.
Rares sont ceux qui se sont effondrés lors de leur procès ; la majorité d’entre eux n’a jamais montré le moindre signe de remords. Âgés, rabougris, ils assistent à leur procès sachant qu’ils n’iront vraisemblablement pas en prison ; certains meurent peu de temps après avoir été condamnés.

mercredi 28 novembre 2018

MATTHIAS HAÏM NIYONZIMA, TUTSI ET JUIF



Matthias a été invité mercredi 7 novembre 2018 par l'association Bnai Brith d'Antibes. Sa présidente, Rosine Levy, a accueilli le conférencier. 

Il est présenté par son ami Jacques Wajsbrot qui l’a rencontré dans le désert d’Israël, lors d’une Marche pour l’eau organisée par le KKL. Il n’était alors pas encore converti au judaïsme orthodoxe par le consistoire de Paris (celui de Belgique n’organise pas de conversion). 


Matthias NIYONZIMA 
Crédit photo : ©Jacques Wajsbrot

mercredi 21 novembre 2018

ROBERT BADINTER RACONTE IDISS












Image empruntée ici


Un homme d'exception

Robert Badinter est né à Paris en 1928. Ses parents venaient du Yiddishland et avaient fui les pogroms qui sévissaient en Bessarabie et en Ukraine, entre autres. Son père, Simon Badinter, a été arrêté à Lyon le 9 février 1943 et a été déporté au camp d'extermination de Sobibor le 25 mars 1943. Il n'en est pas revenu. 
Robert Badinter est un éminent avocat, il a été ministre de la Justice, professeur de droit et président du Conseil constitutionnel. Un parcours impeccable, une stature d’homme d’État, une voix qui compte dans un pays en quête de repères. Rares sont les avocats qui ont réussi à ce point une carrière politique. 
C’est aussi un intellectuel, un écrivain, un homme d'action et de réflexion, en somme. Il est surtout connu pour son combat en faveur de l’abolition de la peine de mort. 


jeudi 1 novembre 2018

RAPPELLE-MOI D'OUBLIER, par Agathe Celeyrette

Cette semaine, Jacques Lefebvre-Linetzky et moi-même avons eu le plaisir d'inviter dans le studio de RCN, lors de notre émission "Au nom des enfants", une jeune auteure dont nous avons beaucoup aimé le premier roman. Il s'agit d'Agathe Celeyrette, et son livre s'intitule Rappelle-moi d'oublier. 



Voici donc quelques pistes pour vous engager à le découvrir à votre tour. 

mardi 9 octobre 2018

POSE À NICE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU MUR DES NOMS


Dans l’actualité niçoise immédiate une cérémonie, très importante pour les militants de la mémoire que nous sommes, s'est tenue hier matin à Nice, en présence de M. le maire, Christian Estrosi, et de Son Excellence Madame Aliza Bin-Noun Binnewies, Ambassadeur d'Israël en France et à Monaco. 


Il s'agit de la pose de la première pierre de ce qui sera le Mur des Noms, érigé en la mémoire des 3485 Juifs qui ont été déportés depuis la gare de Nice vers Drancy. 



CHARLES AZNAVOUR, IL ÉTAIT DES NÔTRES...







Hier encore, ma jeunesse passée pleure Aznavour

Chanteur, compositeur, poète, comédien, bête de scène. Il s’est éteint et sa lumière luit en nous tant il nous a accompagné « au creux de notre cœur ». La presse et la télévision, les média, comme on dit, nous ont tout raconté depuis sa mort, la semaine dernière. Il y a eu, bien sûr, le bel hommage du président de la République qui se terminait par ces mots : « En France, les poètes ne meurent jamais ».
Pour chacun et chacune d’entre nous, il représente un pan de notre histoire personnelle, un souvenir, une émotion, un tremblement de l’âme. Sa voix nous habite, une voix puissante venue d’un ailleurs trempé dans la souffrance et l’exaltation, une voix couleur muraille qui nous arrache des larmes.
Il a bien vieilli avec nous, son visage s’est buriné, les rides ont organisé une géographie marquée par un tragique imprégné de gaieté. Télérama lui a consacré un hors-série exemplaire. On le voit à différents stades de sa carrière. Le noir et blanc lui sied bien. On feuillette les pages, on s’attarde, on découvre ou on redécouvre des détails de sa vie et de sa carrière. Les portraits se succèdent et ses yeux semblent nous inviter à ne pas l’oublier. Il y avait dans les yeux d’Aznavour une tendresse infinie, une générosité discrète, une force indomptable, une rage de vivre et de transmettre. Comme il nous manque déjà.

Jacques Lefebvre-Linetzky




L'ami des Juifs et d'Israël