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mercredi 28 novembre 2018

MATTHIAS HAÏM NIYONZIMA, TUTSI ET JUIF



Matthias a été invité mercredi 7 novembre 2018 par l'association Bnai Brith d'Antibes. Sa présidente, Rosine Levy, a accueilli le conférencier. 

Il est présenté par son ami Jacques Wajsbrot qui l’a rencontré dans le désert d’Israël, lors d’une Marche pour l’eau organisée par le KKL. Il n’était alors pas encore converti au judaïsme orthodoxe par le consistoire de Paris (celui de Belgique n’organise pas de conversion). 


Matthias NIYONZIMA 
Crédit photo : ©Jacques Wajsbrot

mercredi 21 novembre 2018

ROBERT BADINTER RACONTE IDISS












Image empruntée ici


Un homme d'exception

Robert Badinter est né à Paris en 1928. Ses parents venaient du Yiddishland et avaient fui les pogroms qui sévissaient en Bessarabie et en Ukraine, entre autres. Son père, Simon Badinter, a été arrêté à Lyon le 9 février 1943 et a été déporté au camp d'extermination de Sobibor le 25 mars 1943. Il n'en est pas revenu. 
Robert Badinter est un éminent avocat, il a été ministre de la Justice, professeur de droit et président du Conseil constitutionnel. Un parcours impeccable, une stature d’homme d’État, une voix qui compte dans un pays en quête de repères. Rares sont les avocats qui ont réussi à ce point une carrière politique. 
C’est aussi un intellectuel, un écrivain, un homme d'action et de réflexion, en somme. Il est surtout connu pour son combat en faveur de l’abolition de la peine de mort. 


jeudi 1 novembre 2018

RAPPELLE-MOI D'OUBLIER, par Agathe Celeyrette

Cette semaine, Jacques Lefebvre-Linetzky et moi-même avons eu le plaisir d'inviter dans le studio de RCN, lors de notre émission "Au nom des enfants", une jeune auteure dont nous avons beaucoup aimé le premier roman. Il s'agit d'Agathe Celeyrette, et son livre s'intitule Rappelle-moi d'oublier. 



Voici donc quelques pistes pour vous engager à le découvrir à votre tour. 

mardi 9 octobre 2018

POSE À NICE DE LA PREMIÈRE PIERRE DU MUR DES NOMS


Dans l’actualité niçoise immédiate une cérémonie, très importante pour les militants de la mémoire que nous sommes, s'est tenue hier matin à Nice, en présence de M. le maire, Christian Estrosi, et de Son Excellence Madame Aliza Bin-Noun Binnewies, Ambassadeur d'Israël en France et à Monaco. 


Il s'agit de la pose de la première pierre de ce qui sera le Mur des Noms, érigé en la mémoire des 3485 Juifs qui ont été déportés depuis la gare de Nice vers Drancy. 



CHARLES AZNAVOUR, IL ÉTAIT DES NÔTRES...







Hier encore, ma jeunesse passée pleure Aznavour

Chanteur, compositeur, poète, comédien, bête de scène. Il s’est éteint et sa lumière luit en nous tant il nous a accompagné « au creux de notre cœur ». La presse et la télévision, les média, comme on dit, nous ont tout raconté depuis sa mort, la semaine dernière. Il y a eu, bien sûr, le bel hommage du président de la République qui se terminait par ces mots : « En France, les poètes ne meurent jamais ».
Pour chacun et chacune d’entre nous, il représente un pan de notre histoire personnelle, un souvenir, une émotion, un tremblement de l’âme. Sa voix nous habite, une voix puissante venue d’un ailleurs trempé dans la souffrance et l’exaltation, une voix couleur muraille qui nous arrache des larmes.
Il a bien vieilli avec nous, son visage s’est buriné, les rides ont organisé une géographie marquée par un tragique imprégné de gaieté. Télérama lui a consacré un hors-série exemplaire. On le voit à différents stades de sa carrière. Le noir et blanc lui sied bien. On feuillette les pages, on s’attarde, on découvre ou on redécouvre des détails de sa vie et de sa carrière. Les portraits se succèdent et ses yeux semblent nous inviter à ne pas l’oublier. Il y avait dans les yeux d’Aznavour une tendresse infinie, une générosité discrète, une force indomptable, une rage de vivre et de transmettre. Comme il nous manque déjà.

Jacques Lefebvre-Linetzky




L'ami des Juifs et d'Israël

mercredi 12 septembre 2018

ENFIN RENTRÉS !

L'été s'achève, nous sommes rentrés et heureux de vous retrouver sur ce blog, afin de vous souhaiter, tout d'abord, une douce année nouvelle : Shana Tova à vous tous et toutes !

Une année de plus, et de nombreuses bougies à souffler pour un membre d'honneur de notre association : Georges Loinger, l'oncle de notre présidente, Michèle Merowka, qui nous détaille ci-dessous la cérémonie qui a entouré son 108ème anniversaire ! Vous avez bien lu, il a 108 ans !

Georges Loinger est né le 29 août 1910. 

Ce 29 août 2018, sa famille et ses amis étaient réunis autour de lui quand il a soufflé les bougies inscrivant son âge avec par petite flamme dansante.
Parmi les personnalités présentes : 
Aliza Bin Noun, Ambassadeur d’Israël lui a remis le 27 juin un diplôme de reconnaissance pour le sauvetage des enfants juifs pendant la 2ème Guerre mondiale  et  pour l’aide apportée à l’Etat d’Israël avec la création de la compagnie de Navigation ZIM-Shoham qu’il a dirigée jusqu’à sa retraite.

De gauche à droite :
Georges, 
Aliza Bin Noun, ambassadeur d’Israël en France 
& Elie et Etty Buzyn


Elie et Etty Buzyn étaient également présents : Elie, survivant d’Auschwitz, médecin orthopédiste et son épouse, Etty, psychologue clinicienne, psychanalyste française, et auteur de nombreux livres sur la petite enfance et les relations parents-enfants.
Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, Francis Kalifat, président du CRIF, et Jean-François Guthmann, Président de l’OSE évoquèrent la vie et l’engagement de ce Mensch qui fait l’admiration de tous pour ce qu’il fit et ce qu’il est encore. 


De gauche à droite : 
Jean-François Guthmann, président de  l’OSE
Haïm Korsia, Grand-Rabbin de France
Francis Kalifat, Président du Crif France

Georges en compagnie de son fils Daniel,
derrière le gâteau !

mercredi 4 juillet 2018

PRÉ-POSE DE PLAQUE À L'ÉCOLE DES BAUMETTES 2, À NICE.

Une cérémonie inhabituelle s'est déroulée ce 2 juillet à l'École des Baumettes 2 à Nice : une "pré-pose de plaque", officieuse, mais parfaitement organisée par les enfants et les enseignantes de cette école primaire de Nice. 



Un peu d'histoire pour commencer, grâce aux détails fournis par notre amie Danielle Cherqui, qui en fut longtemps la directrice, et qui a  également contribué à la réussite de cet événement : 

Cela fait longtemps que nous voulons honorer la mémoire des six enfants qui y ont été élèves avant leur déportation en 1943. Nous avons épluché les listes de Serge Klarsfeld, comme d'habitude, re-vérifié les registres de l'école, sans (heureusement) y trouver d'autres noms de victimes. 

Cette école est la plus ancienne des deux écoles des Baumettes. Avant la guerre, dans les années 30, ce beau bâtiment était un "asile", où étaient hébergés des malades mentaux, des vieillards ou des nécessiteux. Plus tard, il devint une école de filles, puisque les écoles ne sont devenues mixtes que bien après la guerre. 


Elle accueillait, bien entendu, les enfants du quartier, et ceux des familles réfugiées en centre-ville pendant les années noires dont la langue maternelle n'était pas toujours le français.