L'ombre d'Auschwitz…
Image empruntée ici
Auschwitz © Maxppp / Armin Weigel
Le 27 janvier dernier,
comme chaque 27 janvier, l’ombre d’Auschwitz a plané sur le monde – le camp fut
libéré par les troupes soviétiques le 27 janvier 1945. Comme chaque année, les
médias se sont fait l’écho de cet anniversaire. Le mardi 24 janvier, Arte a
diffusé de nombreux documentaires dont un document particulièrement
intéressant, intitulé, « Sauver Auschwitz ? » - le point
d’interrogation est essentiel. Le « pourquoi » relève de l’évidence,
mais le « comment » reste à inventer au fil des années, de génération
en génération.
Cette même semaine, France 3 Côte d’Azur a consacré une série de reportages aux Voyages de la Mémoire organisés par le Département des Alpes Maritimes depuis 13 ans. Le visage ému de ces collégiens contrastait avec l’alacrité des touristes qui se rendent sur le site pendant les mois d’été. C’était réconfortant de lire sur ces visages d’enfants un tel recueillement, une telle gravité.
Sauver
Auschwitz ? (2017)
un documentaire de Jonathan Hayoun
Avec le soutien de la Fondation Pour la Mémoire de la Shoah.
Une
production Effervescence
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Un lieu de cendres et de boutiques à souvenirs
Auschwitz est un lieu que
l’on visite, un lieu de cendres et de boutiques à souvenirs. Les cars déversent
leurs lots de touristes inlassablement, des parkings ont été aménagés pour
permettre aux voitures de se garer bien sagement. On y vient en famille, une
glace à la main… Il est pourtant interdit de manger, de mâcher du chewing-gum,
de photographier, mais comment surveiller pareil espace ?
Non loin des anciennes
chambres à gaz, de coquettes petites maisons ont été construites. Ironiquement,
on songe à la résidence du commandant du camp, Rudolf Höss, si proprette, à
deux pas de l’horreur lorsque l’usine de la mort fonctionnait à plein régime.
Le réalisateur du film,
Jonathan Hayoun, raconte Auschwitz depuis sa libération en janvier 1945.











